![]() |
||||
![]() |
||||
Espèce
: Cervus elaphus Genre : Cervus Famille : Cervidés Ordre : Artiodactyles Le cerf, le plus grand de nos gibiers, est un animal sédentaire qui vit dans de nombreuses forêts de France; sa population varie suivant l'esprit de responsabilité des chasseurs. Les forêts privilégiées sont en général les grands massifs forestiers. Caractéristique: Le cerf pèse en moyenne 120 à 150 kg, avec des extrêmes de 90 à 200 kg, pour une taille de 1,20 m à 1,30 m au garrot. Il est pleinement adulte à 6 ans et peut vivre jusqu'à 18 ans. Sa tête est à son apogée à 10-12 ans. La biche est d'un tiers plus légère et dépasse rarement 100 kg, L'époque du rut dure de la mi-septembre au début octobre; à la fin de mai ou en juin, la femelle met bas un faon, très rarement deux, après une gestation d'environ 240 jours, Il naît un mâle pour une femelle (exactement 11 mâles pour 10 femelles); c'est pourquoi l'équilibre naturel des sexes doit être recherché, Le pelage, uniformément roux et ras en été, s'allonge à l'automne pour devenir gris-marron et très épais l'hiver, Les sens sont bien développés, l'ouïe et l'odorat servant une très bonne vue.
Les biches, après s'être isolées pour mettre bas, rejoignent très vite les hardes formées de groupes familiaux, que conduit une vieille femelle. Dans ces hardes, on rencontre les daguets; de jeunes cerfs les accompagnent parfois. Les mâles adultes vivent en groupes d'âge et de forces équivalents pendant l'hiver, le printemps et l'été; ils ne se séparent qu'au moment de la "muse", fin août, quand les plus vieux commencent à rechercher les hardes. Dès le début du rut, vers le 15 septembre, on peut entendre le brame, cri rauque, profond et impressionnant. Seuls les cerfs adultes manifestent ainsi leur excitation. Les plus forts rassemblent le plus grand nombre de biches et interdisent leur approche à ceux de leurs congénères auxquels ils se sont imposés. Les combats violents ne se produisent qu'entre animaux de forces égales; ils sont assez rares et, en général, après de nombreuses menaces, coups dans les branches et le sol, le plus faible va tenter sa chance ailleurs. Il arrive cependant que les animaux aille jusqu'au combat. Le bruit crée par les bois qui s'entrechoque sont impressionnant. Les animaux se charge et essaye de visé les flancs de leurs adversaire avec leurs andouillers de masacre. Il peut même arrivé que les bois des 2 cerf s'emmèlent et les pauvre bête ne peuvent plus se séparé; elle meurent alors de fin et d'épuisement. la fin du brame, épuisés, les cerfs refont leurs forces et, reprenant leurs habitudes, se groupent de nouveau.
Gros mangeurs, les grands cervidés causent des dégâts importants dans les bois et dans les cultures, où les hardes sortent régulièrement au gagnage. Friands de glands et de faines, ils se nourrissent en hiver de têtes de bruyères et de lierre, de feuilles de framboisiers, de ronces, de graminées et de légumineuses des clairières et des allées. Au printemps, ils broutent la bourdaine, le saule et les jeunes pousses d'arbres, de préférence chêne, acacia, charme. Ils sortent malheureusement beaucoup, dès le début de l'été, dans les champs de céréales et plus tard ceux de maïs; leurs dégâts, bien qu'indemnisés largement par les caisses de compensation des fédérations de chasseurs, suscitent chez les agriculteurs un légitime mécontentement... mais, avant l'extension des cultures céréalières de ces dernières années, les paysans évitaient les cultures trop tentantes et laissaient les bordures en pâturage, où les dégâts sont minimes!
Au mois de mars suivant sa naissance, le faon mâle, appelé hère,
présente 2 protubérances osseuses, les pivots, qui, petit à petit,
vont laisser pousser les premiers bois. Ceux ci, lisses, recouverts par
une peau appelée velours, grandissent jusqu'à atteindre
leur développement maximal au mois d'août, époque à laquelle
l'os se solidifie. Le velours se dessèche et le jeune daguet «donne
aux branches» en frottant ses perches pour les débarrasser
de cette peau morte. Les dagues apparaissent alors, toutes blanches,
et c'est par leur frottement prolongé sur les écorces des
jeunes arbres qu'elles prennent leur couleur, variant du brun clair au
brun foncé suivant les essences (par exemple bouleau ou sapin).
Le jeune mâle finit de frayer au moment du brame, auquel il se
mêle peu. Après avoir passé l'hiver avec les hardes
de biches, il perd ses perches en mai et le processus de la mue annuelle
commence. |
||||
![]() |
||||
Espèce : Sus scrofa Genre : Sus Famille : Suidés Ordre : Artiodactyles Le sanglier et le plus abondant de nos grands gibiers. Son caractère de semi-nomade l'amène à se déplacer à la recherche de tranquillité et de nourriture, mais il demeure volontiers fidèle au territoire où il est aménagé et où il trouve de quoi satisfaire son robuste appétit. Le sanglier, présent ou de passage dans toutes les forêts de France, est l'objet de chasse acharnée, et seules sa fécondité et son intelligence remarquable permettent à l'espèce de se maintenir. Causant des dégâts considérables s'il est en surnombre, il est souvent classé parmi les animaux nuisibles par arrêté préfectoral, décision ayant pour effet de provoquer des battues administratives parfois excessives. Les dégâts du sanglier son payées aux agriculteurs par les fédération départementale de chasse, qui trouvent leurs subside au prêt des chasseurs bien entendu (timbre grand gibier). Caractéristique: Le sanglier peut atteindre un poids de 150-200 kilos et plus dans certains pays pour le mâle, rarement plus de 100 kilos pour la laie. Ce sont là les 2 poids extrêmes, un sanglier de 160 livres étant déjà une belle bête. Le mâle peut atteindre 90cm au garrot. La médiocrité de la vue est compensée par une ouïe efficace, et surtout par un odorat très fin. Le sanglier a une denture très complète de 42 dents, mais des canines sont caractéristiques. les longues canines inférieures "les défenses" s'aiguisent en permanence contre les 2 grosses supérieures, les "grés". Ce frottement, en rendant les défense tranchantes et pointues, en fait un "instrument de travail" et une arme redoutables pour les mâles. Les laies ne portent que des canine plus petites, nommées crocs. La taille des défenses n'a aucun rapport avec le poids de l'animal, mais elle peut donner une indication sur son âge. En gros, on peu estimer qu'à 3 ans la partie usée est de 3.5 cm; à 4 ans, de 5 cm; à 5 an, de 6 cm. Au-delà, les défenses se recourbent au-dessus des grés vers l'arrière, vers les yeux: on dit l'animal "miré". Le pied du sanglier pourrait être confondus avec celui du cerf si les 2 doigts postérieurs, les gardes, ne marquaient le sol. Le mâle pose le pieds postérieurs dans la trace du pied antérieur, un peu en dehors; ses gardes plus grandes et plus écartées que celle de la laie. La trace postérieur est toujours plus petite que l'antérieur. Il arrive souvent qu'une pince soit plus longue ou déformée: on parle dans ce cas de pied "pigache". Puissant et musclé, le sanglier peut parcourir des distances considérables . Il nage fort bien et aime se souiller dans la glaise pour se frotter ensuite au tronc d'un résineux. Le mélange de boue et de résine forme une véritable armure sur les épaules, mais surtout, il débarrasse l'animal des parasites de la peau. Les poils, ras en été, s'allongent à l'automne, et une épaisse bourre laineuse, à même la peau , permet au sanglier de résister aux grands froids, qu'ils supporte moins bien que les cervidés, le sol gelé l'empêchant de rechercher sa nourriture. Le sanglier n'aime pas non plus la montagne pour la même raison. Comportement et reproduction: Le rut principal a généralement lieu en Décembre. Les vieux males recherchent les compagnies et se livrent alors de violents combats. Après un peu plus de 4 mois de gestation, la laie mais bas 4 à 10 marcassins beige clair rayé de roux dans un nid de branches, d'herbes et de fougères très bien préparé, où les petits vont passer leurs premier jours. Dés qu'ils sont assez forts pour suivre leur mère, celle-ci les conduit au gagnage, le plus souvent dans les céréales, où ils commettent des dégâts considérables. Les jeunes portent le non de marcassin jusqu'à 6 mois, âge auquel ils quittent leur livrée rayée pour devenir bêtes rousses. Dés l'âge de 1an, ils prennent une couler allant du gris plus au moins foncé au noir presque complet; on les appelle bêtes de compagnie, non qu'ils conservent jusqu'a l'âge de 2 ans; les mâles se nomment alors ragots et l'on commence à apercevoir leurs défenses. A 3 ans, le sanglier devient tiers-an et ses défenses sont déjà redoutables. Il vit de plus en plus séparé des compagnies. Il sera ensuite quartanier, puis à 5 ans, grand sanglier : à cette âge, il atteint sa force et son poids maximum. Les grands mâles vivent en général solitaires ou par petits groupes. Les laies sont saillies dés leur première année et mène ensuite une vie de compagnie, conduisant en générale leurs marcassins et les bêtes rousses de la portée précédente. On voit souvent de grandes bandes, composées de plusieurs femelles et de leur bruyante et joyeuse progéniture. Alimentation Le sanglier, omnivore, se nourrit de glands, de faines et de fruits divers, de racines et de tubercules, de vers et d'animaux morts, de céréales. Il a l'habitude de fouiller le sol avec son boutoir pour y rechercher tout ce qu'il peut manger. Il sort surtout la nuit et regagne, avant e jour, sa bauge, sommairement creusée dans le sol. retour haut |
||||
![]() |
||||
Espèce : Capreolus capreolus Genre : Capreolus Famille : Cervidés Ordre : Artiodactyles
Le chevreuil vit en sédentaire dans la plupart des forets de France. Le chevreuil, qui se contente de peu, se trouve aussi bien dans les boqueteaux de plaine que dans les grandes forets, dont il affectionne les lisières, et en montagne, jusqu'a 1 500 m. Depuis plusieurs années, le plan de chasse, malgré ses imperfections et l'indiscipline des chasseurs, laisse entrevoir une nette progression du nombre de ces petits cervidés. Le chevreuil est chasse a courre, aux chiens courants, en battue; l'approche procure les plus belles émotions, le vieux chevreuil étant aussi rusé que méfiant. L'équilibre naturel des sexes est a rechercher afin d'obtenir des animaux forts et sains portant de beaux trophées. L'animal étant polygame, comme tous les cervidés, on peut rompre la proportion en, faveur des chevrettes, mais on perd alors en qualité ce que l'on gagne en nombre. Caractéristique: Le chevreuil pèse 15 a 25 kg et peut me me atteindre 30 kg; Il mesure environ 70m au garrot. Le male est appelé brocard, la femelle chevrette et le faon chevrillard, a partir de 6 mois. Le pelage, roux vif en été, devient grismarron en hiver, une épaisse toison de poils creux assurant une protection efficace contre les grands froids. En toutes saisons, le chevreuil porte une tache claire, presque blanche, à sa partie postérieure, qu'on nomme roze au miroir. Le terme de serviette, souvent employé à tort, est réserve à la tache jaunâtre que les vieux animaux portent souvent sous la gorge. Le chevreuil a l'ouie et l'odorat très fins; sa vue est bonne, mais elle n'a pas l'acuité sélective du cerf. Très sensible aux maladies parasitaires, la strongylose pulmonaire en particulier, l'animal peut vivre environ 12 ans. Les bois ne donnent que peu d'indications sur l'age de l'animal. Seule l'étude des dents de la mâchoire inférieure peut en donner une idée précise. Les crochets, très rares, sont un trophée précieux. Comportement et reproduction: Léger et gracieux, le chevreuil vit en petits groupes familiaux, mais la fidélité du couple est une légende. Le brocard, dangereux et sournois avec les siens, s'impose aux chevrettes par la force et, au moment du rut, Il court de l'une à l'autre, s'il peut évincer ses rivaux. Il marque son territoire en se frottant aux branches et ne tolère sur celui-ci aucun congénère male. Le rut a lieu de la fin de juillet au début d'août. En mai, la chevrette, après une gestation de 9 mois, met bas 1 ou plus souvent 2 faons rayes de blanc. Le chevreuil est très expressif pendant le rut, voir violent. Notons aussi le phénomène d'ovo-implantation différée chez la chevrette. Elle portera de 280 à 300 jours. Alimentation Exigeant en ce qui concerne sa nourriture, le chevreuil sort au gagnage le soir, peu avant la tombée de la nuit. Ses dégâts dans les prés et les cultures sont relativement peu important, du fait qu'il absorbe souvent de petit quantité et se nourrit bien souvent seul, au contraire de certains animaux qui peuvent dévasté en harde certains coin. Il se nourrit de feuilles et de bourgeons dans les taillis, de fruits sauvages, glands et faines en automne, de feuilles de ronces et de framboisiers, de gui et de lierre en hiver. Les bois du chevreuil Aux environs de son 7ème mois, le chevrillard male laisse apparaître sa 1ère tête, 2 pivots osseux qui seront la base, sans meules, des 2 dagues qu'il portera a un an. Le processus annuel de la mue est identique a celui du cerf, mais se produit à des saisons différentes. Les brocards perdent leurs bois en octobre-novembre, refont leurs têtes en hiver, pour «toucher au bois» des la fin de mars. Les vieux animaux muent avant les jeunes. Le brocard cause quelques dommages aux jeunes arbres en y frottant ses bois pour frayer au printemps et, ensuite, pourmarquer son territoire.
|
||||
![]() |
||||
Espèce : Rupicapra rupicapra Genre : Rupicapra Famille : Bovidés Ordre : Artiodactyles Chamois et isard sont deux formes géographiques, légèrement différentes du point de vue morphologique, de la même espèce. L'isard, ou chamois des Pyrénées, est plus petit et plus gracile que le chamois des Alpes; il est d'une teinte plus fauve en été et moins noire en hiver; ses cornes sont plus fines, moins hautes et plus serrées. L'un et I'autre ont des mœurs identiques et se chassent de la même manière. Caractéristique: Le chamois est un ongulé admirablement constitue pour vivre
en montagne : sa taille est modeste (70-85 cm au garrot), sa poitrine
large, ses membres robustes. Un male fort pèse généralement
de 35 a 45 kg, mais on peut en voir qui dépassent 55 kg; la
femelle pèse en moyenne 10 kg de moins que le male. Le chamois
est armé d'une paire de cornes dont la forme permet de ne le
confondre avec aucun autre ruminant. D'une hauteur moyenne de 15 a
18 cm, elles sont noires et se terminent par un crochet recourbe en
arrière et a L'apex acéré, tout a fait caractéristique.
Les cornes des males sont plus épaisses, plus écartées,
avec un crochet plus prononce que celles des femelles. Pendant les
mois d'été, le chamois porte une robe d'un beige plus
ou moins fauve. Après la mue d'automne, II est d'un noir splendide,
avec une fourrure épaisse et de très longs poils au niveau
du garrot, les jarres, au «reif» blanc; celles-ci constituent
un trophée recherche dans les pays de langue allemande : le «Gamsbart». Alimentation Le chamois se nourrit de l'herbe des pâturages et affectionne les gazons épars, qui, dans les Alpes, s'accrochent aux rochers jusqu'a 2700 m. Il a une préférence pour le trèfle des Alpes, improprement appelle «réglisse» dans les Pyrénées. L'hiver, en foret, il se contente de plantes sèches, de feuilles de lierre et de ronces, des rameaux de nombreux arbustes, notamment des saules nains; enfin, quand la neige l'empêche de se déplacer, il s'en prend, en dernière ressource, à l'écorce des arbres et aux aiguilles de conifères, qui ne manquent jamais. Comportement et reproduction: Le chamois habite aussi bien les rochers que les forets, et sa répartition
en altitude est comprise entre 1500 et 2500 m. Certains sujets, dits «de
foret», sont plus trapus que leurs congénères dits «de
rocher» ou «de glacier». Toutefois, pendant I'hiver,
presque tous se réfugient, a basse altitude, en foret. Chamois et isards sont des animaux grégaires. Les femelles
sont accompagnées de leur dernier-né, parfois aussi de
celui de l'année précédente, plus rarement d'un
male de plus de deux ans. En dehors des périodes de rut, les
males adultes et les vieux boucs vivent en solitaires, dans un espace
vital bien défini. |
||||
![]() |
||||
Espèce : Ovis ammon musimon Genre : Ovis Famille : Bovidés Ordre : Artiodactyles Le mouflon, originaire de Corse, a été introduit avec d'abord avec succès dans de nombreuses chasses d'Europe centrale. En France il se trouve maintenant en nombre convenable dans les massifs montagneux tel que les Pyrénées et le massif centrale et généralement sur des hauteur reculées. Résistant mal au chiens courant il ne devrais être chassé uniquement qu'à l'approche. Caractéristique: Le mouflon, qui pèse de 25 a 40 kg, est brun-roux, avec une "selle" grise. Le male porte de belles cornes régulièrement annelées, procurant un très beau trophée. La femelle en est généralement dépourvue. L'ouie et l'odorat servent une vue excellente. Alimentation Il vit en bandes nombreuses et se nourrit, le jour, de feuilles et d'herbes. Comportement et reproduction: Son habitat semi montagneux n'empêche pas que le mouflon soit
gibier de foret. Agile et robuste, il résiste a tous les climats
et a tous les biotopes, des forêts de plaine aux collines rocheuses.
Le rut a lieu en novembre et la femelle met bas un ou deux petits en
avril-mai. |
||||
![]() |
||||
Espèce : Faisan de colchide Genre : Phasianus colchius Famille : Phasianidés Ordre : Gallinacés
Le faisan est le roi du gibier à plume. Son origine remonte à la plus haute antiquité : Grecs et Romains le connaissaient déjà et savaient en apprécier la chair. Comme Saint Louis qui peupla de faisans le bois de Vincennes, tous les rois de France introduisirent ce gibier dans leurs forêts. Les capitaineries en faisaient l'élevage à grande échelle et, par la suite, celui-ci ce développa encore. Ainsi le faisan a-t-il essaimé presque en tous lieux et peut être considéré maintenant comme naturel partout. Il se reproduit parfaitement , à condition toutefois d'être protégé et exploité rationnellement. En effet, le faisan est un gibier très recherché, et, là où il n'existe pas de chasses organisées, tiré sans merci, sans distinction d'âge ni de sexe, il tend à disparaître. S'il s'est maintenu sur la plus grande partie de notre territoire, c'est grâce aux grandes chasses gardées, qui servent de réserves; chaque année, les individus qui s'en échappent contribuent à conserver une certaine densité dans leurs environs. Caractéristique: Le faisan a le corps allongé, un port élégant, une démarche très rapide et aisée. Le plumage est remarquable par l'éclat et la variété des couleurs chez le mâle. La poule a une taille plus petite et un plumage plus sombre, bien moins éclatant, ce qui rend impossible la confusion entre le coq et la poule. Alimentation Le faisan a pour nourriture végétale les plantes et les graines agricoles et forestières de toute sorte, et les petits fruits; il a une prédilection pour les champs de sarrasin et les vignes aux grappes abondantes : il est aussi avide de raisin que la grive. Sa nourriture animale se compose d'insectes, de vers, de limaçons. Comportement et reproduction: Dans leur jeune âge, les faisans craignent l'humidité; plus tard, ils recherchent les plaines boisées, et particulièrement les terrains humides, près des mares ou des lieux bas. L'eau leur est nécessaire toute l'année. Il se plait particulièrement dans les couverts bas, notamment les coupes jeunes et ensoleillées, que l'on trouve dans les taillis sous futaie, ou dans ceus dont les bois sont recépés à de courtes révolutions. On le trouve cependant en d'autres lieux : les perchis des massifs traités en futaie lui servent parfois d'asile; dans les futaies, il aime les ronciers, les hautes herbes, les ajoucs, les bruyères et les genêts, surtout en lisière de bois. Le faisan est un oiseau d'un naturel sauvage, qui n'aime pas la compagnie, et qui fuit même celle de ses congénères; les individus se rapprochent seulement au moment des amours. Dès l'aube, il sort des bois pour aller au gagnage dans les chaumes et les terres, jusque vers 9 heures. Il peut s'écarter assez loin de son abri. Après avoir satisfait sa faim, le faisan se rapproche du bois; s'il fait sec, il se poudre dans la poussière ou le sable fin pour se débarrasser des parasites qui vivent dans ses plumes. Dans le cours de la journée, par beau temps, il se tient à terre dans les endroits fourrés, tâche de se mettre à l'abri du soleil et recherche la fraîcheur. Par temps humide et froid, il pénètre plus avant dans les bois et se cantonne dans des couverts le mettant bien à l'abri, tels que fougères et bruyères. Par temps de pluie, il se réfugie dans les taillis âgés et les futaies. Vers 16 heures, il retourne au gagnage jusqu'au coucher du soleil. Il réintègre alors les bois et se perche sur les arbres élevés pour y passer la nuit. Ce brancher, toujours bruyant, est une indication précieuse pour les braconniers. Le faisan est polygame. La poule fait seule son nid en avril-mai, à terre, dans les buissons épais. Elle pond 12 à 18 oeufs, qu'elle est également seule à couver, et mène sa famille jusqu'à l'automne. Dans leur premier âge, les faisandeaux mâles et femelles ont le même plumage terne; on distingue les sexes par la couleur de l'iris, qui est blanc chez le coq, brun chez la poule. La mue a lieu à l'automne, et les mâles commencent alors à prendre leur plumage d'adulte retour haut |
||||
![]() |
||||
| Famille : Phasianidés
Ordre : Galliformes
Espèce : Perdix perdix Genre : Perdix
La perdrix grise est l'espèce la plus répandue. C'est, par excellence, I'oiseau de chasse des grandes plaines (Beauce, Brie), ou elle recherche les champs de céréales et vit de façon sédentaire. Mais on trouve également ses remises dans les boqueteaux, les buissons et les vignes. Caractéristique: Les oiseaux des 2 sexes se ressemblent. Les parties supérieures du corps sont gris roussâtre avec des rayures transversales brunes et noires. Les scapulaires et les susalaires du coq pressentent un trait longitudinal blanchâtre. Chez la poule, ces plumes portent des barres transversales jaunâtres (croix de lorraine). En général, la tête du coq est assez carrée, avec les joues rouge-brun très prononce, des bandes blanches sur le front et les joues, ainsi que des pointillés blancs sur le dessus de la tête; la partie inférieure du corps peut être de couleur plus claire ou présenter des plumes rousses formant un fer a cheval plus ou moins accentue, mais ce fer a cheval brun-marron, au centre de l'abdomen, n'est pas l'apanage exclusif du coq. Le bec et les pattes sont de couleur cendre bleuâtre. Alimentation La perdrix se nourrit de semences, de graines, d'herbes; elle aime également les larves d'insectes, en particulier les larves de fourmis. Comportement et reproduction: La perdrix grise est sociable et vit en compagnie près du lieu ou elle est née. Elle va au gagnage des le matin et vers le soir, et se repose pendant la journée. Tous les individus d'une même compagnie se rassemblent le soir, a l'appel des perdrix âges, qui émettent des cris bien connus des chasseurs.
Par temps sec et lorsque le soleil luit, les perdrix se réunissent dans les cultures vertes et dans les haies. Les petits bouquets d'arbres et les bordures des bois sont également des remises recherchées. Lorsqu'elles sont pourchassées, elles peuvent très bien regagner les labours, ou elles se tapissent entre les mottes. Par temps humide, les perdrix se tiennent dans les chaumes, en terrain découvert; par pluie forte, dans les haies. En hiver, elles se mettent a l'abri du froid dans les sillons, les fosses secs, les dépressions du sol. Plus il fait froid, plus elles se serrent les unes contre les autres. En automne, les compagnies sont formées du couple et des jeunes de l'année (perdreaux). En hiver, la recherche de la nourriture quotidienne est leur préoccupation essentielle; c'est l'époque ou, par suite du jeune, les perdrix sont le plus faibles; les bêtes de rapine font alors d'importants dégâts dans leurs rangs, et le nombre des individus par compagnie diminue beaucoup. Des le début de l'année, les compagnies se disloquent, puis l'époque de la pariade commence. Les coqs, qui sont monogames, se battent furieusement entre eux pour la conquête des poules. En effet, les males sont toujours plus nombreux que les femelles; certains auteurs admettent que sur 5 oiseaux on compte 3 coqs et 2 poules. Ce déséquilibre peut amener a pratiquer l'écoquetage. Le couple, une fois forme, adopte un canton détermine ou il trouvera réunies les conditions nécessaires à sa nourriture et à sa sécurité. En général, ce sont des terres cultivées, des prairies, naturelles ou artificielles. Un mois après la pariade, la poule établit son nid, avec un peu de paille, de l'herbe et des plumes. Elle pond, de fin mars a mi-avril, de 10 a 20 oeufs, dont elle assurera seule l'incubation. Le coq se borne a monter la garde prés du nid jusqu'a l'éclosion, qui a lieu 24 jours après. Souvent, ces nids sont mis a découvert et même détruits par les fauchaisons. Si la poule est dérangée, elle abandonne ses oeufs; comme la loi le permet, on devrait toujours les recueillir pour les faire couver par une poule de ferme. Des leur naissance, les poussins s'en vont sous la conduite de la poule et du coq. Ce dernier partage la sollicitude de sa compagne envers les jeunes. En général, iI n'y a qu'une ponte par an ; toutefois, lorsqu'un nid est détruit, II arrive qu'intervienne un recoquetage d'ou résulte une 2. couvée. Cette 2ème ponte ne comporte que 5 a 10 oeufs. La famille ainsi constituée reste groupée jusqu'a la fin de l'année. La perdrix rouge
Espèce : Alectoris rufa Genre : Alectoris
De taille supérieure à la perdrix grise, elle cohabite avec cette dernière dans certaines régions. On la trouve au sud de la Loire, mais aussi en Bretagne, dans le Perche, le Vendomois et le Gâtinais. Caractéristique: Les 2 sexes ont un très beau plumage. Les plumes des flancs présentent une seule bande noie, au lieu de 2 chez la perdrix bartavelle. Le devant et le dessus de la tête sont gris-brun. Un demi-collier noir descend des yeux sous le cou. La gorge est blanche. La poitrine est gris cendré. Le do, le desus de la queue et les ailes sont gris-brun. Le bec et les pattes sont rouges. Le male est un peu plus gros que la femelle, et ses couleurs sont plus vives. Chez le coq, les pattes sont munies d'un ergot qui, normalement, n'existe pas chez la poule; cependant, parfois, celle-ci présente une protubérance aux pattes. Comportement et reproduction: La perdrix rouge aime les endroits pierreux et secs. On la trouve en plaine, à la lisière des bois, dans les clairières, où elle se cache parmi les broussailles. Comme la perdrix grise, elle vit en compagnies. Levée en plaine ou en terrain découvert, elle gagne le plus rapidement possible des remises boisées, où il lui arrive de se percher. Si l'on relève la compagnie, les individus s'égaille et ne partent qu'isolément. La perdrix rouge recherche des endroits broussailleux pour dissimuler son nid. A L'époque des amours, elle vit par couple, comme la perdrix grise. La nourriture de la perdrix rouge est la même que celle de la
perdrix rouge.
|
||||
![]() |
||||
| Espèce : Lepus europaeus
Genre : Lepus Famille : Léporidés Ordre : Lagomorphes
Le lièvre commun est certainement, parmi le petit gibier, l'animal le plus connu de tous les chasseurs. On le trouve partout dans les plaines, collines et montagnes. Toutefois, en raison de la guerre sans merci qui lui est faite et malgré les importations massives et lâchers d'animaux d'élevage, ses effectifs diminuent d'une manière très nette, sauf en Alsace et en Lorraine, où une législation spéciale, d'origine Allemande, permet une exploitation cynégétique rationnelle, ainsi que dans la plus part des chasses organisées; mais hélas! sur l'ensemble du pays, cela représente peu de chose.. La réfractation du lièvre est la conséquence inéluctable des chasses non réglementées, et celle-ci, bien que des effort (GIC notament) soir effectués, sont encore la majorité. Un autre fait contribue également a cette diminution : on tire le lièvre bien trop tôt en saison. Tout chasseur a pu constater que parmi les bêtes qu'il tue en Septembre, devant soi ou au rabat, il y avait peu de bouquins, mais beaucoup de hases et parmi elles un bon nombre de mères en période d'allaitement. Or, il est impossible, à de rares exception près, de distinguer un bouquin d'une hase, quand le gibier part devant le chasseur, poussé par le chien, ou vient vers lui, chassé par des rabatteurs. La seule solution est donc de ne chasser le lièvre que pendant le temps où sa mort hypothèque moins l'avenir, c'est à dire du 15 Octobre au 15 Décembre. Enfin, la tularémie, maladie infectieuse, sévit toujours à l'état endémique. On peut donc se demander comment l'espèce réussit à survivre là où rien n'est fait pour la protéger. Si la hase n'était pas si prolifique il y a longtemps que le lièvre aurait disparu de certaines régions; il faut noter aussi que l'espèce est plus productive en femelles qu'en mâles, ce qui constitue un atout supplémentaire pour sa survie. Caractéristique: Le lièvre se distingue nettement du lapin : son pelage, bien que semblable, est plus roux; ses oreilles, plus longues que la tête ont l'extrémité noire; ses pattes de derrière sont beaucoup plus longues que celles de devant; sa queue est noire dessus et blanche dessous. Un lièvre adulte pèse de 3 à 5 Kgs. Alimentation Le lièvre est un animal nocturne. C'est la nuit qu'il s'accouple et qu'il recherche sa nourriture, composée de toutes les semences et plantes de bois, des champs, des prés, des vignes. Il ne s'attaque aux écorces des jeunes arbres qu'en cas de disette, lorsque l'hiver est rigoureux. Comme pour le lapin, la nourriture et l'ensemble de l'habitat influent sur la qualité de sa chair. C'est la nuit aussi qu'il établit son gîte ; il creuse, suivant le temps et la saison, soit dans un buisson et les haies, soit dans les vignes. Seule le dos de l'animal émerge du gîte, et il faut avoir l'œil trés exercé pour le découvrir. Comportement et reproduction: Quoiqu'on ait pu écrire, le lièvre n'est pas un animal craintif. Maint chasseur a pu contempler de près un lièvre au gîte. Par ailleurs, celui-ci vient souvent manger les légumes dans les jardins potagers, à la porte même des fermes. Mais le lièvre n'a que deux moyens de défense : sa rapidité et sa ruse. Quand il est attaqué par l'homme ou par les animaux, sa seule chance de salut est la fuite. Son comportement est toutefois différent suivant qu'il est lancé en plaine ou dans les bois. En plaine, il file droit devant lui pour essayer de gagner le plus rapidement possible un couvert (luzerne, betterave, maïs, vigne, etc...). Un fois là, il emploie toute sa ruse exactement comme dans les bois : dès qu'il est levé, il ordonne sa course, recoupe sa voie, revient en arrière. Toutefois, s'il est serré de trop prêt il prend du champ en filant tout droit. Souvent, il sort du bois, fait un grand tour en plaine en essayant de mettre en défaut ses poursuivants, puis revient dans le bois. Parfois même, après de multiples feintes, le lièvre revient sur les chiens et se tapit. Il arrive de voir un lièvre dérangé mais non poursuivi, s'éloigner à une certaine distance, se dresser sur ses pattes de derrière, comme le font les lapins, et regarder autour de lui en agitant les oreilles. Par temps sec, le lièvre recherche l'ombre et une certaine fraîcheur ; son gîte est alors établi dans les couverts frais : Luzerne, maïs, trèfle, betterave, lorsque ceux-ci sont assez denses ; le gîte est toujours situé prés de la bordure, ce qui permet à l'animal de prendre le large rapidement en cas de danger. On le trouve égalment dans les haies vives assez épaisses. Si l'année est trés sèche, le lièvre gîte dans les couverts en bordure de l'eau (rivière, étang, ruisseau). Lorsque toute la superficie d'une région est boisée, il préfère les cépées trés feuillues. Par temps humide, quand les couvetrs sont trempés, il gagne les labours, les friches et les chaumes. Les gros ronciers, les viellies carrières, les talus ont également sa faveur. Il établi alors son gîte en tâchant de se protéger du vent par un rempart naturel. S'il n'est pas dérangé, le lièvre reste trés cantonné. lorsqu'on pratique un territoire de chasse depuis longtemps, on est amenés a faire des contstations précieuses : il est des endroits où les lièvres ont habitudes de faire leur gîte ; on les y retrouvent tous les ans, bien que les prédécesseurs aient été tués. De même, les itinéraires de fuite passent par des points immuables, et cela quel que soit l'endroit où l'animal a été levé. En outre, dans un certains lieux, on ne rencontre jamais de lièvre, quel que soit le temps. La saison des amours du lièvre comence dés la fin décembre. La hase met bas jusqu'à l'automne, 2 à 4 portées de 2 à 4 levrauts chacune. Suivant certains auteurs, elle espace ses petits les uns des autres, d'une cinquantaine de mètres, en les mettant au monde. Elle dépose auprés d'un point de repère (chardon, touffe d'herbe, etc.), mais toujours en dehors des fourrés, des haies et des broussailles. Le levreaut reste sur place et ne bouge pas. Dés que le soleil est couché, la hase vient donner la téter à ses petits ; pendant la première semaine, elle vient également pour la tétée vers midi. Au moment des amours, les bouquins se livrent entre aux des combats
sans merci. Mais cette humeur combative cause parfois leur perte : en
effet, ces joutes, qui commencent au cours de la nuit, durent encore
lorsque le jour paraît ; les lièvres sont ainsi surpris
par le jour loin de leur gîte ; ils se tapissent alors comme ils
peuvent pour paser la journée là où ils se trouvent...
et où peut les trouver un chasseur chanceux. (notons que maitenant
la chasse n'a presque plus jamais court pendant ces période) |
||||
![]() |
||||
| Espèce : Oryctolagus cuniculus
Genre : Oryctolagus Famille : Léporidés Ordre : Lagomorphes Le lapin est un gibier connu de tous et répandu partout. Mais, depuis 1952, une maladie infectieuse particulière au lapin, la myxomatose, a fait son apparition en France. Cette affection, très contagieuse et presque toujours mortelle, s'est propagée sur tout le territoire, causant d'importants ravages parmis les lapins. Cependant, périodiquement, l'espèce reprend le dessu,s prolifère, puis régresse de nouveau, victime de la maladie. Caractéristique: Le lapin de garenne a le corps trapu et râblé, et son poids moyen est de 1,200 kg. Sa taille, sa coloration et sa chair varient suivant sa nourriture et son habitat : les lapins de certaines régions ont une chair bien plus savoureuse que celle de leurs congénères vivant sur des terrains dépourvus de plantes odoriférantes. La couleur de son pelage est un mélange de gris foncé et de roussâtre. La nuque est rousse. Les oreilles, de la longueur de la tête, sont grises avec des pointes blanchâtres. La queue est gris-brun foncé en dessus, blanchâtre en dessous, noire à l'extrémité. Les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs, ce qui permet à l'animal d'effectuer de grands bonds et de se déplacer par séries de sauts. Alimentation Le lapin va au gagnage dès que le soleil est couché. Il se nourrit de toutes les plantes et graines agricoles et forestières, et s'attaque même aux écorces des arbres, coupant les jeunes plants ou rongeant leur tronc en cercle. Il circule toute la nuit et rentre dans son terrier à l'aube. Toutefois, il ne s'en éloigne jamais beaucoup. Son parcours est facilement reconnaissable et se voit d'assez loin, car, dans la coulée où il passe, il coupe les brins d'herbe à ras de terre; lorsqu'elle est empruntée fréquemment, cette coulée fini par être damée. Comportement et reproduction: Le lapin se trouve en tout lieu : dans les bois, en plaine, sur les landes, dans les dunes, au bord des marais. Il préfère cependant les terrains bien secs, un peu couverts, où le sol lui permet de creuser son terrier. Celui-ci se compose de galeries étroites et longues, s'enfonçant jusqu'à un mètre et même plus sou terre et s'ouvrant à l'air libre par plusieurs orifices appelés gueules. La plupart du temps, le terrier initial est agrandi par le creusement d'étages superposés, communiquant entre eux et avec la surface du sol par des conduits verticaux, ou cheminées. Sur un territoire donné, il n'est pas rare que le lapin creuse, outre son terrier principal, des terriers de secours, très sommaires, parfois à une seule gueule et qui lui permettent de se mettre à l'abri en cas de danger. Lorsque le temps est beau, le lapin passe sa journée dans un terrier à deux entrées, abrité du vent et exposé au soleil, qu'il a établi dans des ronciers, des haies, des terres en friche avec de grandes herbes. Il le fréquente tant qu'il n'a pas été dérangé. Dans certaines régions, à cause de la nature du terrain, le lapin ne creuse pas de terriers. Il passe alors son temps dans des gîtes établis dans les buissons, dans des tas de bois, dans de vieux murs, dans des tas de pierre etc. Ce lapin est alors appelé buissonnier. Le lapin est un animal craintif, toujours aux aguets; au moindre bruit qui ne lui est pas familier, il s'assied sur ses pattes de derrière, corps dressé, pattes de devant pendantes, et il écoute; si le bruit lui parait suspect, il se remet sur ses 4 pattes et frappe la terre violemment avec ses pattes de derrière, pour avertir tous ses congénères, qui, instantanément, regagnent leurs abris. Le lapin est prolifique : de février à octobre, la femelle met bas de 4 à 6 portés, d'environ 6 petits chacune. Elle creuse une galerie en pente, d'à peu près 80 cm de longueur; au fond de cette rabouillère, elle confectionne une litière composée d'herbes et de poils arrachés de son ventre pour y déposer ses petits. Elle débouche l'entrée de la rabouillère chaque fois qu'elle vient allaiter ses petits et la rebouche en s'en allant. Le lapin est bien souvent une source d'ennuis, en raison des dégâts
considérables qu'il commet. Dans la plupart des départements,
il est compris parmi les animaux malfaisants ou nuisibles, classés
comme tels par l'arrêté réglementaire permanent sur
la police de chasse, c'est à dire qu'on doit le détruire
afin de l'empêcher de nuire aux cultures, aux plantations et aux
régénérations forestières. Or, bien souvent
, on se contente de le chasser très peu jusqu'à la clôture
générale de la chasse, et, après cette date, de
formuler des demandes de destruction auprès des autorités
administratives, si bien que l'on prolonge, d'une manière détournée,
la chasse jusqu'au 31 mars. Un tel comportement est grave de conséquences,
car les premières portées apparaissent en février
et c'est au printemps que les dommages les plus sérieux sont causés
aux récoltes en vert des plaines. Selon certains, la densité des
lapins devrait être de 8 à 10 par hectare, ce nombre n'offrant
que peu de risques de dégâts et permettant des chasses intéressantes.
Mais il faudrait que cette densité soit atteinte à la clôture
générale de la chasse et non le 31 mars. |
||||